2019 s’annonce particulièrement intéressante

En 2019, de nombreux phénomènes- économiques comme politiques – déjà amorcés en 2018 passeront à la vitesse supérieure. Cette nouvelle année s’annonce dès lors particulièrement intéressante. Un aperçu.

 2019 calendar flat icon, 2019 calendar cover sheet in flat style, new year's eve vector icon

Un parfum de récession

Les investisseurs ont connu de plus grands crus que celui de 2018.  Au cours des trois derniers mois particulièrement, les mauvaises nouvelles se sont accumulées. Pour le Royaume-Uni et Wall Street, cette année fut même la moins bonne depuis la crise des crédits de 2008. Alors que fin 2017, les observateurs étaient enthousiastes, le sentiment est différent désormais. Les raisons sont connues : d’abord le conflit commercial entre les USA et la Chine, ensuite l’incertitude entourant le brexit et la crainte de l’impact d’un relèvement ultérieur des taux courts et d’une courbe de taux inversée (taux court supérieur au taux long) aux USA. Ce qui à son tour fait craindre une récession aux Etats-Unis, mais aussi en zone euro. Et ce, alors que les banquiers centraux s’apprêtent à réduire leurs injections financières…

Plusieurs dates importantes en 2019

us-china-trade-war-1280x640

À l’agenda 2019, on notera d’abord le 14 janvier, date à laquelle la Chambre des Communes britannique s’exprimera par rapport au Brexit. Peu d’observateurs pensent que le May’s Deal l’emportera. Reste à savoir ce qu’il adviendra ensuite. No Deal or No brexit (nouveau référendum)… et quel impact ces scénarios auront sur l’économie. Une semaine plus tard, la Chine publiera les chiffres de croissance relatifs au 4etrimestre. S’ils sont décevants, les marchés s’en trouveront agités. Comment la Chine réagira le cas échéant ? En 2019, ce pays sera souvent à la Une. Le rapport de force avec les Etats-Unis, notamment pour la dominance technologique, mais aussi militaire en Asie, sera également suivi avec attention partout dans le monde. Personne ne connaît l’issue de ce dossier mais il ne fait aucun doute qu’il aura des conséquences aux quatre coins du globe.

Chez nous, le 26 mai se tiendront les élections régionales, législatives et européennes.Pour l’investisseur, la composition d’un gouvernement n’est évidemment pas sans importance. La taxe sur la plus-value sera-t-elle instaurée ? La taxe sur les titres sera-t-elle étendue ? D’autres impôts sur les biens mobiliers seront-ils majorés ?

En attendant

Pour autant, des opportunités se présenteront également dans l’intervalle, qui devraient somme toute sauver l’année 2019. Notamment, les entreprises biotech pourraient s’affranchir de leurs planchers, certaines d’entre elles devant publier des résultats d’études qui pourraient se traduire par une percée de leurs molécules.  Galapagos devrait notamment connaître une belle année si les prévisions d’étude autour de filgotinib se concrétisent. Idem pour Argenx et Mithra, par exemple.

jpeg-afbeelding-64a1ecb2aa66-1

On attend aussi avec impatience plusieurs importantes entrées en Bourse. Prenons l’exemple d’Uber, qui pourrait bien atteindre une valorisation de plus de 120 milliards de dollars, contre 76 actuellement. L’entreprise a cédé toutes ses activités déficitaires, a suspendu plusieurs projets dont l’issue était discutable, planché sur l’amélioration de son image depuis le dossier impliquant son CEO Travis Kalanick, et commencé à se diversifier. Par le passé, Uber est parvenue à lever plus de 20 milliards de dollars de capitaux privés. À présent donc, elle lorgne sur les marchés boursiers.

De même, Airbnb et Pinterest devraient faire leur entrée en Bourse en 2019. De même que le spécialiste des big data Palantir – fondé par Peter Thiel, le créateur de PayPal -, décrit par l’agence de presse Bloomberg comme l’entreprise qui sait tout de chacun de nous. Le groupe pourrait voir sa valeur doubler grâce à une IPO, de 20 à 40 milliards de dollars. « Puissiez-vous vivre des heures intéressantes… » L’augure chinois devrait très vraisemblablement se concrétiser en 2019.



Econopolis

Cet article a été rédigé par Econopolis

le 4 janvier, 2019