De joyeux marchés

Les marchés financiers ont connu une très belle année. En 2017, les marchés obligataires ont signé d’appréciables rendements alors que les marchés boursiers, surtout hors Europe, ont pris pas mal de hauteur. Les indices boursiers larges aux Etats-Unis et au Japon ont progressé de près de 20%, contre un peu moins de 30% dans les pays émergents (du fait du renforcement de l’euro, ces rendements sont sensiblement plus faibles pour les investisseurs européens). En outre, la volatilité des marchés est particulièrement faible. L’indicateur Vix qui trahit la volatilité du marché boursier américain a flirté toute l’année avec ses planchers historiques.

2018 a commencé sur le même élan. Les marchés boursiers continuent sur leur lancée et la volatilité demeure historiquement faible. Deux paramètres doivent cependant être précisés. Le marché boursier européen est resté très en retrait l’an dernier. L’indice européen large a progressé de près de 8% mais cette hausse a été réalisée au cours des premiers mois de l’année. Le marché européen a terminé l’année au niveau qu’il avait déjà atteint fin avril. L’amélioration spectaculaire du climat économique à partir du printemps ne s’est donc pas reflétée au niveau des marchés boursiers européens. Il y a donc suffisamment de marge de manœuvre pour un mouvement de redressement net du marché européen.

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Deuxièmement, les périodes de faible volatilité ne durent pas. Par le passé, elles ont même posé les fondements d’une confiance excessive et du laxisme des marchés financiers, portant certains intervenants à prendre trop de risques. Ce qui s’est traduit par une crise financière. Il ne devrait pas en aller autrement cette fois. Le timing du revirement est toutefois difficile à prévoir. A peu près tous les analystes sont optimistes pour 2018 mais la plupart estiment que l’année 2019 sera moins clémente. Entre-temps, la courbe d’intérêt, l’un des indicateurs les plus précurseurs de l’économie américaine, trahit un ralentissement imminent de la croissance.

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Aujourd’hui, le ciel est dégagé, ce qui se traduit par une atmosphère détendue sur les marchés financiers. Il est peu probable cependant que la donne ne change pas en 2018.



Econopolis

Cet article a été rédigé par Econopolis

le 5 janvier, 2018