Donnez du chien à votre portefeuille en cette Journée mondiale des animaux

A l’occasion de la Journée mondiale des animaux, Econopolis s’est plongé dans les chiffres de l’industrie des animaux domestiques. Dans le budget que nous consacrons à nos amis à poils et à plumes, le poste de dépense le plus important est l’alimentation. Or l’un des plus grands acteurs de ce secteur est l’entreprise chimique et biotechnologique néerlandaise DSM.

2 millions de chats, 1,5 million de chiens

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Ce 4 octobre, c’est la Journée mondiale des animaux. On y célèbre aussi saint François d’Assise (1182-1226), dont la légende veut qu’il parlait avec les oiseaux, a aidé un ver à traverser un sentier et a amené un loup à faire la paix avec les habitants de Gubbio. Pour résumer, saint François d’Assise était le grand ami des animaux. Peut-être est-ce aussi votre cas. Car la Belgique recense plus d’un million et demi de chiens et plus de 2 millions de chats.

Le Service public fédéral (FOD) Économie a calculé que les ménages belges consacraient la modique somme d’un milliard et demi d’euros par an – environ 1% de leur budget de dépenses – à leurs animaux domestiques. Des chiffres qui incluent tous les ménages belges, y compris, donc, ceux qui ne possèdent pas d’animaux domestiques.

C’est l’achat des animaux qui pèse le moins lourd dans leur coût total (4%). Parmi les autres « dépenses animalières », citons les produits de soins (6%), les jouets et articles divers, comme les laisses ou les litières pour chat (11%) et les frais médicaux comme les visites chez le vétérinaire et la médication (23%). Mais le poste de loin le plus important dans le budget « animaux domestiques » reste l’alimentation (56%). Qui en profite ? Plusieurs grandes entreprises, dont le groupe chimique néerlandais DSM – pour Koninklijke Dutch State Mines NV (initialement Nederlandse Staatsmijnen).

Du charbon à la probiotique

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L’État néerlandais est resté le seul actionnaire de DSM jusqu’en 1989 ; il a vendu ses dernières actions en 1996. L’entreprise, active dans plus de 60 pays, est cotée sur Euronext Amsterdam et représentée dans des fonds Econopolis et Crelan.

DSM répartit ses activités en deux groupes : Performance Materials et Nutrition. Cette dernière branche produit notamment des ingrédients pour l’alimentation humaine et animale à partir de biotechnologie, de nanotechnologies et de technologies des processus chimiques. Avec des produits comme OVN (Optimum Vitamin Nutrition), Rovimax, Carophill et Romzyne, DSM place l’accent sur les vitamines, les caroténoïdes, l’eubiotique et les enzymes alimentaires pour animaux.

schermafbeelding-2018-10-01-om-16-44-43DSM investit également dans les probiotiques. Ces micro-organismes reconstituent la flore intestinale. Absorbés en quantités suffisantes via l’alimentation et les compléments alimentaires, ils réduisent le nombre de bactéries pathogènes, renforcent le système immunitaire et protègent la paroi intestinale. Ces petites bêtes vivantes préservent non seulement votre santé, mais également celle de vos animaux domestiques.

DSM est un bel exemple de la manière dont une entreprise peut accumuler les succès en se réinventant sans cesse. L’entreprise néerlandaise Evonik Industries AG, active dans le même secteur que DSM, la chimie, a d’ailleurs récemment diversifié ses activités de « chimie de base » dans les compléments alimentaires.

Leadership engagé

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L’entreprise chimique et biotechnologique DSM est dirigée depuis 2007 par le CEO Feike Sijbesma, qui a une formation en médecine et en biologie moléculaire. Dans une interview accordée à Bloomberg, il déclarait récemment que « DSM investissait pleinement dans l’alimentation, la santé et la vie durable », ce qui peut être considéré comme assez étonnant venant d’un ancien producteur de charbon.

Feike Sijbesma, également commissaire chez Unilever et à la Nederlandsche Bank, a récemment été repris dans le classement des 50 plus grands leaders mondiaux établi parla revue Fortune. Il compte ainsi parmi les 12 CEO présents dans ce classement en compagnie notamment du président français Emmanuel Macron, de Bill et Melinda Gates, de Tim Cook et d’Oprah Winfrey. Dans cette liste, Fortune reprend des penseurs, des orateurs et des hommes d’action qui relèvent des défis pertinents pour la société contemporaine.

DSM mise pleinement sur la diversification de ses activités, mais y attache également une grande importance dans ses recrutements. Ou, pour reprendre les paroles de Feike Sijbesma : « La myopie est une maladie dangereuse pour une entreprise. Et elle s’attrape quand le sommet de l’organisation se compose exclusivement de personnes de même nationalité, de même sexe, de même âge et de même milieu, des gens qui lisent les mêmes journaux, qui viennent du même monde et qui se confirment sans cesse leur vision mutuelle. C’est confortable, mais aussi très risqué. Une entreprise innovante a besoin de diversité. » (source : vno-ncw.nl)

La nomination de Sijbema suit l’élection de DSM à la deuxième place du classement Fortune des entreprises qui changent le monde. Elle n’est précédée que par JPMorgan Chase. Apple complète le podium.

Développement durable

Àquel point une entreprise est-elle innovante par rapport à ses concurrents ? Joue-t-elle un rôle de pionnier ? Quelle est l’importance de ses activités d’inspiration sociale dans ses résultats financiers ? Et surtout : quelle est la portée sociale et durable de ses activités ? Ce sont des facteurs dont tient compte Fortune et pour lesquels DSM obtient donc d’excellents scores.

D’excellents scores, l’entreprise en obtient également dans les analyses des experts indépendants en ISR. Les gestionnaires de fonds Econopolis ont l’habitude de passer ces analyses au crible. Nous portons ainsi une vive attention au développement durable. DSM obtient des scores particulièrement élevés et est un des meilleurs de la classe dans son secteur – « Chemicals ». Ou comment une lettre d’information peut commencer en parlant chiens et chats pour se conclure sur le développement durable…



Econopolis

Cet article a été rédigé par Econopolis

le 4 octobre, 2018