Focus sur la “disruption” et les entreprises familiales (L’Echo 30/01/2019)

Le gestionnaire Econopolis nage à contre-courant. Après le lancement de “Belgian Champions Fund”, deux nouveaux fonds sont en préparation. Sur les thèmes de la “disruption” et des entreprises familiales. (Article intégral L’Echo 30/01/2019 du Koen Lambrecht)

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Le texte intégral du Focus sur la “disruption” et les entreprises familiales de L’Echo du 30/01/2019:

“Econopolis attend que le climat boursier s’améliore pour lancer ses nouveaux fonds, baptisés “Exponential Technologies Fund” et “Hidden Champions Fund”. Le gestionnaire s’attend à un premier semestre 2019 encore difficile. Lisez: les marchés pourraient continuer à baisser pendant encore quelques mois. Pour les experts d’Econopolis, il faudra attendre que l’économie américaine soit réellement touchée par la guerre commerciale et que le président Trump comprenne qu’il doit négocier avec les Chinois pour que la situation se rétablisse. Parallèlement, la fin des stimuli monétaires joue les trouble-fêtes.

Le fonds Exponential Technologies n’aura rien d’un fonds technologique ordinaire. “Nous cherchons des ‘disrupteurs’, la technologie du futur, et nous nous intéressons plus particulièrement aux plus petites entreprises, sans pour autant exclure les FAANG”, explique le gestionnaire senior Marc Langeveld. Parmi les secteurs visés, on peut citer l’économie des data, l’intelligence artificielle (IA) et le cloud computing, mais aussi le gaming, la cybersécurité, la robotique et les semi-conducteurs.

“L’intelligence artificielle devrait avoir le même impact dans les années à venir qu’internet dans les années 90 et le smartphone au cours de la dernière décennie. Mais nous pensons que la révolution déclenchée par l’IA sera beaucoup plus violente”, poursuit-il. La cybersécurité est un autre cheval de bataille. “Au cours des prochaines années, l’humanité produira une quantité innombrable de données que nous devrons stocker et transporter, mais aussi sécuriser.” Ce secteur recèle beaucoup de potentiel, notamment via des entreprises comme Palo Alto Networks ou Fortinet Security, explique l’expert.

Dans le secteur des logiciels, New Relic est un bel exemple d’entreprise susceptible de se retrouver dans le portefeuille. Elle se concentre sur le contrôle permanent de logiciels ou d’applications, que l’on appelle dans le jargon “Application Performance Monitoring”, ou APM. “L’APM aide les entreprises à travailler plus efficacement et à éviter que les clients ne passent à la concurrence”, explique Marc Langeveld. New Relic croît chaque année de 30 à 40% et réalise plus de la moitié de son chiffre d’affaires dans les services aux grandes entreprises.

Le gaming devrait lui aussi occuper une place de choix dans le fonds. Les jeux vidéo sont devenus le plus grand secteur du divertissement et sont aujourd’hui en plein essor en Asie, en particulier sur les appareils mobiles. Un grand nom du secteur des jeux est Tak-Two Interactive, qui remporte beaucoup de succès avec son jeu vidéo Red Dead Redemption.

“Nous comptons sélectionner deux ou trois champions dans chaque segment. Cela exigera trois à quatre mois de travail”, poursuit Marc Langeveld, qui assurera la gestion du fonds avec l’ingénieur Matthieu Jacobs.

Entreprises familiales

Le deuxième fonds qui sera bientôt lancé a été baptisé Hidden Champions Fund. Econopolis mise ici sur les entreprises qui se trouvent à la croisée des chemins entre le statut d’entreprise familiale et de “hidden champion”. “Sous ce label, nous parlons d’entreprises relativement petites et inconnues, mais qui dominent le marché dans une niche souvent très spécialisée. Il s’agit généralement d’entreprises familiales en forte croissance, actives à l’international et avec une stratégie de création de valeur axée sur le long terme”, explique Gregory Christians.

Les entreprises familiales présentent par définition d’autres avantages: elles sont plus stables en période de turbulences, appliquent une politique de dividende conservatrice et sont moins sujettes à des conflits entre le management et l’actionnariat.

“Nous comptons créer un portefeuille concentré, qui comprendrait une trentaine d’actions, essentiellement des entreprises familiales gérées par la première ou la deuxième génération”, explique Bernard Thant, qui se chargera de la gestion du fonds avec Danny Van Quaethem. Les experts justifient ce choix par le fait que les entreprises familiales s’en sortent généralement moins bien à partir de la troisième génération. Ce qui ne signifie pas que les plus grandes entreprises familiales soient exclues du fonds.”



Econopolis

Cet article a été rédigé par Econopolis

le 1 février, 2019

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