Le futur ? La technologie !

Si vous êtes à la recherche de solutions pour le climat, il vous faudra également soulever la question démographique. Les deux sont indéniablement liés. En quête de réponses, l’économie et la technologie, et plus particulièrement leur interface, nous mettent sur le droit chemin.  

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Le club des débats climatiques

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Nous faisons littéralement tous partie du problème, de même que nous pourrions tous faire partie de la solution. La Chine est aujourd’hui le principal pollueur au monde. (Jetez un coup d’œil à la carte : l’indice de pollution CO2 est le plus élevé en Asie.) L’Amérique latine et l’Afrique mettent tous deux une pression énorme sur leur écosystème. En Amérique latine, les forêts tropicales disparaissent les unes après les autres au profit de nouvelles terres agricoles, tandis qu’en Afrique, nous assistons à une déforestation qui est à son tour imputable au surcroît de la population.

La question que l’on pourrait alors se poser est de savoir s’il faut empêcher les économies émergentes de se développer davantage ? Et que, le temps que tout se mette en place, ils ont tout simplement le droit de polluer plus. C’est totalement absurde. Ce n’est ni plus ni moins une réflexion fondée sur la culpabilité : une fausse prise de conscience. C’est partir du principe que, historiquement parlant, l’Europe est responsable de la pollution et que par conséquent elle n’a juste qu’à fermer les yeux. Les économies émergentes ont néanmoins la possibilité d’intégrer de nouvelles technologies sur le champ pour ainsi contribuer à l’amélioration du climat.

Des solutions peuvent voir le jour si elles font partie intégrante d’un plan-cadre au sein d’une sorte d’association du climat. Le protocole de Montréal (ratifié en 2016), relatif aux propulseurs qui appauvrissent la couche d’ozone, montre qu’en cas d’urgence et de danger imminent, des accords ambitieux sont possibles. L’accord de Paris (2015) était, quant à lui, une occasion manquée.

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Défi démographique

Un problème majeur est que chaque solution est d’office rejetée par l’un des groupes concernés. Supposons qu’il existe une technologie capable de produire suffisamment d’électricité sans pour autant produire la moindre émission CO2, et qui par ailleurs remplacerait les combustibles fossiles. Les Écolos diraient : génial ! Jusqu’à ce qu’on prononce le mot : nucléaire. Mais si nous avons la possibilité de neutraliser le problème pendant 40 à 50 ans et que nous sommes parallèlement capables de mieux gérer les aspects négatifs, compte tenu de ceux auxquels nous devons déjà faire face – les déchets sont là, quoi que nous fassions. Cette solution est cependant systématiquement exclue. Ce n’est pas très rationnel. Si le problème le plus urgent est le climat, il faut considérer le nucléaire comme étant un élément de la solution.

L’enjeu du challenge climatique n’est pas d’empêcher la disparition de la planète ou de l’espèce humaine. Il s’agit de l’impact social. Les problèmes climatiques entraînent des vagues de migration potentiellement massives. L’Europe est géologiquement assez stable et le climat y est plutôt tempéré. Dans certaines régions d’Afrique, d’Asie et du Moyen-Orient, la qualité de vie pose cependant problème.

L’évolution démographique de l’Afrique est l’un des facteurs les plus sous-estimés.Il suffit de comparer le Nigeria et les États-Unis.
D’ici 2050, le Nigeria comptera autant d’habitants que les États-Unis, soit une population avoisinant les 400 millions d’habitants. En 1980, il y avait 3,5 fois plus d’Américains que de Nigériens. On estime qu’en 2100, l’Afrique comptera 4,5 milliards d’habitants. Elle est en voie de dépasser l’Asie alors que l’Europe stagne à un demi-milliard de personnes. Soulignons que deux tiers des personnes de plus de 65 ans vivent dans des pays émergents.

L’ingéniosité technologique comme moteur du changement

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Pour pouvoir affronter le problème de façon pertinente, il faut impérativement faire évoluer l’opinion publique, aussi bien des particuliers et des entrepreneurs que des autorités. L’économie et la technologie, et plus particulièrement leur interface, sont à l’origine des solutions adéquates.  Et ce n’est pas que chez Econopolis que l’on pense de la sorte, c’est également l’avis de deux récipiendaires du prix Nobel, Nordhaus et Romer : l’ingéniosité technologique de l’homme est capable d’affronter des problèmes de taille, c’est un moteur de la croissance économique.

Je pense, entre autres, à l’ingénierie climatique qui offre la possibilité de modéliser des propositions étonnantes à l’aide d’ordinateurs, telles qu’identifier l’impact d’une construction massive de canaux pouvant irriguer le continent africain ou de la mise en place de structures capables de refléter la lumière du soleil. Un exemple parmi tant d’autres. La voiture électrique n’est pas l’unique solution.

Nous vivons aujourd’hui la Quatrième Révolution Industrielle. D’abord il y eu la machine à vapeur de James Watt, ensuite vint l’électricité à la fin du XIXe siècle et le XXe siècle fut, quant à lui, couronné comme étant le siècle de l’innovation technologique.Aujourd’hui, nous sommes face à une révolution conceptuelle qui changera non seulement notre vie de façon considérable, elle redéfinira par la même occasion le fonctionnement du secteur professionnel tout entier et remettra en cause l’opinion des investisseurs quant à ce qui a réellement de la valeur.  Pensez aux applications Cloud, à l’intelligence artificielle, l’Internet des objets, les drones, la robotique,…

Sommes-nous à l’aube d’une nouvelle bulle technologique ? Nous ne pensons pas que ce soit le cas. Contrairement à la période fortement médiatisée d’il y a 18 ans, nous pouvons aujourd’hui juger les entreprises par rapport aux réelles compétences dont elles disposent et pas uniquement miser sur leurs idées prometteuses.

Econopolis compte parmi ses collaborateurs deux piliers qui se consacrent corps et âme aux aspects technologiques de l’économie: Marc Langeveld et Matthieu Jacobs. Ils suivent les développements de très près. Ne soyez donc pas surpris de recevoir d’autres informations plus que captivantes à travers nos différents canaux de communication. Econopolis se fait un plaisir de répondre à toutes vos questions en matière d’investissement dans la technologie.

(Texte partiellement inspiré de l’interview de Pascal Dendooven dans le journal « De Standaard » 13/10/2018)

 



Econopolis

Cet article a été rédigé par Econopolis

le 18 octobre, 2018