L’économie européenne passe à la vitesse supérieure

Après plusieurs années de croissance molle, la zone euro semble enfin passer à la vitesse supérieure. L’été dernier, la croissance économique y a atteint 2,5% par rapport à l’année précédente – elle n’avait plus été aussi élevée depuis début 2011. Le moteur allemand tourne toujours à plein régime avec une croissance de 2,8%, alors que des pays comme les Pays-Bas, l’Espagne, l’Autriche et la Finlande dépassent les 3%. De plus, tout indique que le meilleur est encore à venir. La confiance des entrepreneurs est en hausse dans peu près toute la zone euro ces derniers mois. Cette confiance doit les inciter à investir et recruter davantage. Il est dès lors probable que la croissance économique s’accélère encore au cours des trimestres à venir.

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Dans des circonstances normales, la reprise de l’activité économique devrait engendrer une hausse de l’inflation, ce qui inciterait ensuite la banque centrale à opérer un tour de vis monétaire. Les expériences de ces dernières années aux États-Unis et au Japon illustrent cependant que ce cheminement classique accuse pour le moins un certain retard dans le cycle actuel. Pour l’instant, on ne note guère d’indice d’accroissement de la pression inflationniste dans la zone euro. Dans ce contexte, la BCE pourra encore maintenir des taux bas pendant quelque temps, ce qui continuera à soutenir la croissance économique.

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Les obstacles plus vraisemblables pour la zone euro se situent aujourd’hui en dehors de la région et sur le plan politique. La zone euro reste en effet sensible à la conjoncture internationale, mais de ce côté aussi, les perspectives à court terme sont positives. Au niveau interne, des élections se tiendront bientôt en Italie et plusieurs dossiers politiques épineux sont sur la table. Aucun d’entre eux ne semble cependant suffisamment lourd que pour avoir raison de la reprise économique actuelle. Le scénario le plus vraisemblable pour les trimestres à venir est donc une poursuite de la croissance. Reste à savoir, pour les investisseurs, dans quelle mesure les marchés d’actions l’ont déjà anticipée.



Econopolis

Cet article a été rédigé par Econopolis

le 17 novembre, 2017

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