Les ménages belges s’endettent de plus en plus

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Récemment, la Banque Nationale de Belgique (BNB) a pointé du doigt l’évolution du marché hypothécaire et plaidé en faveur d’une plus grande rigidité dans l’octroi de crédits. Le ministre concerné a réagi en affirmant que l’achat d’un logement devrait être accessible à tous. Cette mentalité est cependant la voie ouverte vers les excès sur le marché immobilier, et d’une correction inévitable. Globalement, le marché immobilier et hypothécaire belge sont sains, mais plusieurs tendances sont d’ores et déjà notables, qui devraient de préférence ne pas durer trop longtemps.

Les modèles larges du marché immobilier belge trahissent une survalorisation moyenne limitée de moins de 10%. Ce n’est pas un problème. Cela dit, le principal moteur de la hausse des prix des logements des dernières décennies, le taux en baisse, s’est arrêté de fonctionner. Même si le risque d’une forte hausse de taux qui risquerait de tirer le marché immobilier vers le bas est limité, il semblerait que des hausses de prix ultérieures du marché immobilier total soient improbables dans les prochaines années. Si cette hausse de prix se poursuivait malgré tout (sans baisse de taux ou forte croissance des revenus), il sera bel et bien question d’excès.

Le marché hypothécaire semble encore assez équilibré aujourd’hui, mais plusieurs signaux d’alarme se sont actionnés. La charge de dette totale des ménages belges a notamment sensiblement augmenté ces quinze dernières années. Cette augmentation a été alimentée par la baisse des taux et n’est pas problématique en soi. En moyenne, le marché reste sain, même si plusieurs segments sont plus vulnérables. Dans tous les cas, la récente dynamique de dette ne doit pas perdurer trop longtemps. Dans ce contexte, le plaidoyer de la BNB en faveur d’une plus grande prudence dans l’octroi de crédit est nécessaire afin de limiter les risques futurs inhérents au marché immobilier et hypothécaire.



Econopolis

Cet article a été rédigé par Econopolis

le 24 novembre, 2017